La sécurité intérieure américaine s’oppose au module Firefox : MafiaaFire

Mafiaa-Fire

La sécurité intérieure américaine s’oppose au module Firefox : MafiaaFire. L'Add-on permet notamment de contourner les sites bloqués par les autorités.

Les Etats-Unis ont peur d'un Add-on. Le département de la sécurité intérieure (DHS) vient de réclamer à la fondation Mozilla le retrait d'un module Firefox baptisé « MafiaaFire ».

Cette extension permet de contourner les noms de domaines bloqués par les autorités en redirigeant automatiquement l'internaute sur d'autres copies de sites web. Autrement dit le gouvernement Obama reproche à MafiaaFire de faciliter la contrefaçon sur la Toile. 

Sur son blog, le vice-président de la fondation, Harvey Anderson, déclare n'avoir reçu aucune explication justifiant la suppression de MafiaaFire. A cela il ajoute : « Nous nous conformons à toutes les décisions de justice, aux mandats et aux demandes légales, mais dans ce cas précis il n'y a eu aucune décision d'un tribunal ». 

De son côté la fondation Mozilla ne fait pas la sourde oreille, mais reste méfiante et réclame des preuves quand au caractère illicite de MafiaaFire. 


Fonctionnement  

Concernant le respect de la loi, le programme permet uniquement de rediriger les utilisateurs vers un site miroir, ce qui ne constitue en rien un acte illicite. De plus, son développeur affirme que « personne n'a cherché à le contacter à ce sujet ».

Pour faire simple : à l'aide d'une liste d'adresses IP, créée  et actualisée par les développeurs de l'application, l'Add-on court-circuite les serveurs DNS (Domain Name System).

Plutôt que de perdre du temps à consulter une liste des domaines de substitution, cet Add-on redirige vers le bon site de rechange. MafiaaFire affiche actuellement plus de 8 400 téléchargements au compteur, l'Add-on serait d'ores et déjà disponible pour le navigateur Chrome.

La DHS mène une guerre intensive contre la pédopornographie, la contrefaçon, le téléchargement illégal, ou encore les sites qualifiés de menace pour la sécurité nationale, comme Wikilieaks.

La protection intellectuelle est au coeur des débats Outre-Atlantique et les autorités réclament régulièrement la fermeture de nombreux sites. Cependant, il n'est pas inutile de rappeler les boulettes du gouvernement américain, qui, au nom de la protection des enfants, avait fermé 84 000 sites web « par erreur ».

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