La conversion

Angela Merkel: un « agenda de la croissance » serait à l’ordre du jour du prochain sommet européen

Rappel historique. La crise européenne a été déclenchée par la révélation, à la suite des élections grecques gagnées par le Pasok le 4 octobre 2009, de la situation catastrophique des finances publiques du pays. Cette situation avait été masquée par de subtiles opérations menées avec le concours  d’une banque d’affaires américaine. L’Etat cédait une partie de sa dette à la veille de  l’échéance  de la fin de l’année, pour la racheter quelques jours après. En France, on appelle cela faire de la cavalerie. Mais, à Bruxelles comme ailleurs, personne n’était véritablement dupe. La révélation de ces pratiques par la presse anglaise affola les marchés financiers et mina la crédibilité de l’euro. On connait la suite.

De sommets en sommets, de « réunions de la dernière chance » en conférences de presse au petit matin, la zone euro réagissait toujours trop tard et avec des moyens insuffisants. La crise s’aggrava et la contagion, née précisément de la perte de confiance due aux atermoiements européens, gagna d’autres pays sous le regard divinement surpris des dirigeants anglais et américains, ravis que l’attention des marchés se détourne de leurs propres déséquilibres.  

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