Europe

Espagne : manifestations contre les coupes budgétaires dans la santé et l'éducation

Manifestation à Madrid, dimanche 29 avril.

Comme une réponse au plan d'austérité drastique adopté par le gouvernement espagnol, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté sous la pluie, dimanche 29 avril, dans une cinquantaine de villes pour protester contre les coupes budgétaires dans les secteurs de l'éducation et de la santé.

Les manifestations étaient organisées par une "plateforme sociale de défense de l'Etat providence et des services publics", qu'ont rejoint les deux principaux syndicats espagnols, CCOO et UGT. A Madrid, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé, selon les journalistes sur place, 40 000 selon les syndicats. A Barcelone, environ 700 manifestants se sont rassemblés selon la police, 4 000 selon les syndicats.

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Rappel historique. La crise européenne a été déclenchée par la révélation, à la suite des élections grecques gagnées par le Pasok le 4 octobre 2009, de la situation catastrophique des finances publiques du pays. Cette situation avait été masquée par de subtiles opérations menées avec le concours  d’une banque d’affaires américaine. L’Etat cédait une partie de sa dette à la veille de  l’échéance  de la fin de l’année, pour la racheter quelques jours après. En France, on appelle cela faire de la cavalerie. Mais, à Bruxelles comme ailleurs, personne n’était véritablement dupe. La révélation de ces pratiques par la presse anglaise affola les marchés financiers et mina la crédibilité de l’euro. On connait la suite.

De sommets en sommets, de « réunions de la dernière chance » en conférences de presse au petit matin, la zone euro réagissait toujours trop tard et avec des moyens insuffisants. La crise s’aggrava et la contagion, née précisément de la perte de confiance due aux atermoiements européens, gagna d’autres pays sous le regard divinement surpris des dirigeants anglais et américains, ravis que l’attention des marchés se détourne de leurs propres déséquilibres.  

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